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Congés payés et jours fériés : ce que garantit la loi luxembourgeoise
Vingt-six jours de congé légal et onze jours fériés, plus les congés extraordinaires que peu de gens réclament.
Le congé annuel
Le congé légal minimal est de vingt-six jours ouvrables par an pour un temps plein, acquis progressivement la première année et proratisé en cas d'entrée ou de sortie en cours d'année. Beaucoup de conventions collectives et de contrats font mieux, notamment dans la finance et les institutions. Le report sur l'année suivante est encadré et limité dans le temps : les jours non pris ne s'accumulent pas indéfiniment.
Les jours fériés légaux
Le Luxembourg compte onze jours fériés légaux, dont la Fête nationale du 23 juin et le lundi de Pentecôte. Un férié tombant un week-end ouvre droit à un jour de remplacement, ce qui n'est pas le cas partout. Attention au calendrier frontalier : les fériés luxembourgeois ne coïncident pas avec ceux de France, de Belgique ou d'Allemagne, si bien que crèches, écoles et administrations d'un côté ferment quand l'autre travaille.
Les congés extraordinaires
La loi prévoit des jours pour événements de famille — mariage ou partenariat, naissance, déménagement, décès d'un proche — ainsi qu'un congé pour raisons familiales permettant de s'occuper d'un enfant malade, dont le quota dépend de l'âge de l'enfant. S'ajoutent le congé de paternité, le congé sportif, le congé linguistique et le congé pour mandat social. Ces droits sont souvent ignorés et rarement rappelés par l'employeur.
Le décompte, et les pièges
Le congé se compte en jours ouvrables, ce qui ne recouvre pas la même chose que les jours ouvrés d'un calendrier français : vérifiez la base de calcul sur votre contrat avant de comparer avec un poste précédent. En cas de maladie pendant les congés, les jours concernés ne sont pas perdus si l'incapacité est certifiée dans les formes. À la rupture du contrat, les jours non pris sont indemnisés.



