Vivre en frontalier

La fiscalité du frontalier

Le salaire est imposé au Luxembourg. Ce qui change d'un pays de résidence à l'autre, c'est la façon dont il est ensuite pris en compte chez soi — et les leviers qu'on oublie de demander.

Les trois pays

Côté luxembourgeois, pour tout le monde

Imposition à la source

Le salaire versé par un employeur luxembourgeois est imposé au Luxembourg, prélevé chaque mois sur la fiche de paie. Le pays de résidence n'y touche pas — il en tient seulement compte, différemment selon le pays.

Classe d'impôt et fiche de retenue

La classe (1, 1a ou 2) dépend de la situation familiale et détermine le barème appliqué. Elle figure sur la fiche de retenue que l'employeur doit détenir : sans elle, la retenue se fait au taux maximum, et la régularisation n'intervient qu'après coup.

L'assimilation au résident

Un non-résident dont l'essentiel des revenus vient du Luxembourg peut demander à être imposé comme un résident. Cela ouvre l'accès aux déductions réservées aux résidents — intérêts d'emprunt, assurances, cotisations. C'est le levier le plus souvent laissé de côté par les frontaliers, et il se demande, il ne s'applique pas tout seul.

Cotisations sociales

Elles partent au Luxembourg (CCSS) tant que le télétravail depuis le pays de résidence reste sous le seuil d'affiliation. La couverture maladie relève alors de la CNS, y compris pour les soins reçus dans le pays de résidence.

Télétravail frontalier : les seuils, pays par paysLes seuils de télétravail : 34 jours · 25 % / 50 %