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🚗 Être frontalier

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Retraite après une carrière à cheval sur deux pays

Chaque pays paie la part qu'il vous doit. Rien ne se perd, mais rien ne se centralise non plus.

Le principe du prorata

Une carrière européenne ne se fond pas dans une seule pension. Chaque pays où vous avez cotisé verse sa propre part, calculée sur ses règles et ses années. Vous toucherez donc plusieurs pensions, à des dates et selon des barèmes différents. Les périodes accomplies ailleurs sont néanmoins prises en compte pour ouvrir le droit : c'est la totalisation, qui évite de perdre une pension faute d'années suffisantes dans un seul pays.

Une seule demande, plusieurs caisses

La demande se dépose dans le pays de résidence, qui la transmet aux autres régimes concernés. Vous n'écrivez donc pas à la CNAP luxembourgeoise et à la Carsat séparément — mais les délais s'additionnent, et un dossier transfrontalier se prépare bien plus tôt qu'un dossier national. Rassembler ses relevés de carrière de chaque pays quelques années avant l'échéance évite l'essentiel des mauvaises surprises.

Pourquoi la part luxembourgeoise pèse lourd

Le régime luxembourgeois est parmi les plus généreux d'Europe, et il est assis sur des salaires eux-mêmes élevés. Quelques années de cotisation au Grand-Duché pèsent donc souvent davantage que la même durée ailleurs. C'est un des arguments les plus solides en faveur du travail frontalier sur la durée — et une raison de vérifier ses trimestres luxembourgeois avec autant de soin que les autres.

Où vous serez imposé

L'imposition des pensions dépend de la convention fiscale entre le Luxembourg et votre pays de résidence, et elle ne suit pas forcément la règle applicable aux salaires. Une pension luxembourgeoise peut rester imposable au Luxembourg alors que le salaire l'était déjà, ou basculer — la réponse varie selon le pays et selon la nature du régime. C'est le point à faire vérifier nommément avant de choisir où vivre sa retraite.

Villes concernées

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